Cette formule résume sans doute le mieux la profession de greffier, pourtant il existe de multiples aspects dans ce métier.
Beaucoup ont tendance à croire, et à affirmer sans savoir, que le greffier est le "sous-fifre" du juge, un "gratte-papier", ou un secrétaire.
Cette vision est extrèmement réductrice, et particulièrement fausse.
Si il fallait s'en arrêter à ces définitions parfois péjoratives, le métier de greffier n'aurait pas lieu d'exister, et l'on se contenterait de recruter des agents catégories C en juridiction si on se limitait tout du moins à la définition de secrétaire, par ailleurs profession tout-à-fait respectable (petit rappel au cas où certains auraient envie de dénigrer les professions hors des catégories A !).
Cela signifie que le greffier est l'élément clé de la procédure : il la dirige et la supervise.
Sans greffier, tout acte, ou procédure, ou audience est réputée nulle.
Il authentifie tous les actes de la procédure par sa présence et sa signature.
Il se doit de connaître parfaitement les procédures relatives aux délais, sources d'erreurs préjudiciables aux justiciables si ceux-ci ne sont pas respectés. Les actes du greffiers ont un rapport étroit avec le respect des délais.
Le greffier peut être affecté à toutes sortes de postes aussi diversifiés les uns que les autres :
Sans greffier, le juge ne peut rendre de décision.
Le greffier met en forme le jugement rendu par le magistrat, et authentifie la procédure (signature du registre d'audience, note d'audience, jugement...).
C'est un travail plus ou moins difficile, car certains juges peuvent rendre leurs jugements sur disquette, ce qui est plus facile et rapide pour le greffier lors du travail de mise en forme, mais certains autres rendent des jugements manuscrits, à retranscrire intégralement, ce qui peut être source de lenteur dans le travail des greffes (étant donné le nombre exponentiel de jugements rendus).
Il est parfois essentiel que le juge et le greffier s'entendent parfaitement, notamment dans l'instruction, car sinon le travail peut en pâtir. Une confiance mutuelle et des méthodes de travail harmonisées sont le gage d'un très bon travail, rapide et efficace. Tout cela suppose le respect mutuel entre le juge et son collaborateur greffier.
En effet, des désaccords permanents nuisent à l'efficacité du travail fourni.
C'est pour cela qu'il faut mettre en avant la notion de collaboration, et non plus de hiérarchie (juge > greffier : trop souvent à l'esprit des juges et des gens vis à vis des greffiers).
Rappel : le juge n'est pas le supérieur hiérarchique du greffier ! Il s'agit du greffier en chef, qui ne dépend pas non plus du juge.
N'oubliez surtout pas que le greffier est un agent d'encadrement catégorie B+ (profession revalorisée en 2004), se devant d'être capable de travailler en collaboration avec ses collègues de greffe et les magistrats pour l'optimisation de la procédure, et ne se limitant pas à un simple secrétaire de juridiction. Par ailleurs, la rémunération a été revalorisée en fonction de la catégorie (B+).
Le métier de greffier est donc tout-à-fait passionnant : si vous aimez la justice, les aspects procéduraux, la rigueur, l'aspect collaboratif avec les magistrats, ce métier vous conviendra certainement.